Etre informé sur son état de santé est le premier droit des patients. Mais selon la situation, l’exercice peut s’avérer délicat pour le personnel soignant. Comment annoncer un diagnostic difficile, prévenir des effets secondaires d’un traitement ? Face à ce défi, infirmières et médecins refusent de généraliser et agissent au cas par cas, selon leurs expériences et leurs sensibilités.

 

Des journées à rallonge, un quotidien toujours plus lourd, des situations bouleversantes à traverser... La question de la souffrance du personnel soignant émerge depuis quelques années. Et quelques dispositifs tentent de répondre à ce phénomène encore trop peu considéré.

 

Dans leur course quotidienne et la surcharge de patients à traiter, trop de soignants oublient l’une des règles fondamentales de la vie dans l’hôpital : la confidentialité. Une campagne de sensibilisation à cette négligence a été lancée à St Etienne sous forme d’un roman – photos très pédagogique.

 

Quand le cancer fait irruption, l’incertitude pèse sur les patients et leur entourage, générant une grande anxiété dans le vécu de chacun. Face à leurs questions, les soignants n’ont hélas pas toujours de réponses. Parce que parfois… ils ne savent pas.

L’expérience d’une pathologie mortelle déclenche une déflagration psychique qui modifie définitivement, et parfois pour le mieux, notre manière d’être. Tel est la thèse développée par Gustave - Nicolas Fischer, créateur du DESS de Psychologie de la santé en France, dans son livre « L’expérience du malade ». Dans cet entretien, il revient sur ces mécanismes.

Parfois, malheureusement, les médecins et infirmiers de l’hôpital voient leur mission changer : ils étaient là pour soigner, et peu à peu il leur faut accompagner les familles dans le deuil. Comment s’en sortent-ils ? Dans la revue Oncomagazine, Françoise Ellien, psychologue et directrice du SPES, réseau de Soins Palliatifs et de Support en Essonne Sud, s’interroge.

L’hôpital, lieu si essentiel à la guérison, souffre lui-même de nombreuses carences. Alors qu’il est nécessaire de faire évoluer le rapport entre malades et  monde hospitalier, l’idée d’une humanisation des soins se répand peu à peu dans l’Hexagone. Une petite révolution philosophique et médicale qui profite finalement à tous, patients et soignants, mais tarde à arriver en cancérologie. 

 

Marina, soignée d'une leucémie depuis sept ans, raconte l'intervention qu'elle a subie pour qu'on lui retire son P.A.C. Son récit témoigne des difficultés rencontrées aujourd'hui par les patients dans les hôpitaux. Au-delà de ces dysfonctionnements, Marina plaide pour une meilleure formation des soignants à l'écoute des patients.